DEMARCHE

Je donne des visuels à écouter. « Qui parle, qui entend, qui écoute ?“

Peut-on « écouter » d’autres points de vue ?

L’observation des regards m’a amené à les peindre.
Peut-on induire des changements d’humeur et de pensée ?
Est-ce que écouter des personnages imaginaires peut stimuler la pensée créatrice ?

 

PARCOURS

Un schéma de vie évolutif m’a amené à l’art. Autodidacte, j’engage ma passion dans une recherche : d’où vient l’inspiration ?

J’affirme mes premières expressions avec des installations sculpturales. J’aime travailler à l’écoute de la matière et des espaces. Toutefois, je pressens que la peinture me permettra d’exprimer mieux l’essentiel.

Longtemps je tourne en rond. Je cherche toutes les manières de produire ce tracé. J’affine l’essentiel d’un geste. Je trouve le point d’équilibre dans le dripping et produis des pluies de peinture. Il en résulte des perspectives ouvertes sur une profondeur infini. Est-ce celle d’où provient « ce qui vient » ? Les myriades d’idées viennent-elles du très fond de l’en dedans ? Les couleurs symbolisent le bruissement de la lumière de la conscience.

En mars 2016, je veux qu’il se produise quelque chose. En peignant, je glisse, tombe et me coupe profondément l’intérieur de la main. Cet accident handicapant me coupe net dans mon élan. Je peins un dernier tableau « the accident », puis n’ai plus le goût à rien et ferme l’atelier pendant près de deux ans.

C’est de ce néant, que me vient soudain l’idée de peindre comme je dessine. Mais peindre n’est pas dessiner. Mon exigence est telle que je ne peux me satisfaire d’approches partielles. Je pressens l’essence de ce qui est à donner :  des visuels à écouter.