En découvrant le petit bonhomme que Xavier OTT avait gribouillé sur un de ses tableaux, son grand père aurait pu se fâcher. Pourtant il aimait à dire que son petit fils avait su donner âme-vive à ce paysage. Sa mère était professeur d’art. Avec elle, il a visité beaucoup de musées. Elle lui a appris à cultiver mes rêves et à changer de perspectives pour voir le beau en toute chose. XOTT a eut la chance d’apprendre à lire avec les bandes dessinées. Le Concombre Masqué, les Shadoks et La Linéa ont fortement imprégné son geste. La pratique du dessin automatique lui a permis de percevoir autrement le monde.

Après différentes périodes d’introspection, il a osé changer plusieurs fois de vie, il l’a sculpté, rêvé et transformé à son image. C’est ainsi qu’il a acquis la conviction qu’en s’impliquant à fond il saurai se réaliser. Simultanément il a fait évoluer mon travail et mes médiums pour faire évoluer son expression.

Si Xavier OTT mène un vie en work in progress, le travail de XOTT est dans le même esprit. Tout au long de son parcours, il s’est fié à chaque pensée et idée nouvelle qui lui venait. Il savait qu’en choisissant de les réaliser, il se préparait une vaste palette d’outils, de savoirs, de textures, de techniques, de tracés et d’expressions qui étayeraient son discours.

Un accident l’a gravement handicapé de la main. Dépasser ce handicap l’a poussé à réapprendre à peindre. Pour y arriver il a cherché à peindre comme il dessine. Toutes ces années de recherche lui ont permis de définir un style fortement influencé par la démarche des surréalistes tels R. Matta, A. Masson, W. Lam, mais aussi par d’autres comme F. Bacon, M. Duchamp, H. Matisse, J. Dubuffet, K. Harring, S. Lewitt et tant d’autres auxquels il a fait référence.

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