Une vie en work in progress. Un thème : vivre libre.

Ce thème de vie mène Xavier à évoluer et affiner ses choix. Inspiré il suit toute piste pertinente, prend des risques, ne regrette rien.

Enfant, il sculptait des mondes et des paysages dans le jardin familial. Adolescent, il dessinait ses sensations et observations, clarifiait ainsi ses perceptions du monde.

A la trentaine, l’éducateur prend congé et se spécialise dans la taille d’arbres à la japonaise (niwaki). Il découvre l’art de sculpter le vivant, créer des vides pour intensifier les mouvements du plein. Il dessine des jardins d’intention, s’imprègne du milieu.

Un intense feu de forêt a dévasté l’environnement. Etrangement, il se sent appelé par cet espace sinistré. Il y perçoit le beau dans la désolation. Les squelettes de ces arbres dépouillés l’inspirent. Il leur redonne vie symbolique.

Des années durant, il se donne les moyens d’utiliser différents médiums pour définir le sien. Il se fie toujours plus à sa source d’inspiration, participe à plusieurs festivals d’art environnemental et résidences.

La Maison des Artistes reconnait l’originalité de sa démarche (s’inspirer de ce qui est) et l’autorise à sculpter les paysages en tant qu’artiste. Il crée des jardins, y inscrit ondes, courbes et eau.

La peinture devient essentielle pour symboliser expressivement les différentes choses. Xavier a l’intime conviction de pouvoir s’exprimer intuitivement plus librement avec la peinture qui ne lui impose pas d’être l’artisan de son art.

Un accident le stop net dans sa course en avant et l’handicape de sa main en or. La convalescence dure près d’une année. Dure et longue comme l’est, la rééducation qui a perduré bien après. Il lui est longtemps difficile de peindre, car il lui faut d’abord réapprendre à écrire et à dessiner.

Ses gestes et intentions s’en voient changés, chargés d’intentions plus fortes. Il sait que le temps lui est compté, qu’il n’a plus le temps de se disperser.

Il réorganise ses espaces et son temps de manière à n’être plus disponible que pour l’essentiel.