De nombreuses créations sont des concepts pensés. La culture orientale parle de la présence et du silence intérieur comme étant l’absence d’activité mentale. Selon eux, dans le silence de cette présence réside tout ce qui est à connaître. Tout le reste étant concept.

La peinture spontanée est une méditation. C’est une respiration. Le tracé est l’expression (de l’expiration). Il induit l’inspiration dont découle l’expiration suivante. Le tableau se découvre pas à pas, il se construit sous l’oeil du peintre qui perçoit l’évolution de cette méditation dans l’action.

Le tableau se dévoile progressivement à qui se donne le temps de présence. Ces tableaux sont des supports de méditation invitant à l’intériorité.

 

Dessiner en regardant le dessin évoluer l’a subjugué et occupé depuis son enfance.

Peindre ainsi lui a prit des années.

C’est comme s’il découvrait la peinture se peindre et ne la voyait vraiment qu’après.

Son travail invite aux voyages, ses tableaux font miroiter les multitudes de choses qui se passent en permanence. Choses dont nous avons conscience, mais que nous ne pouvons entrapercevoir simultanément.
Il donne à voir des tableaux impossible à embrasser d’un seul regard. Pour les voir tout entier, il faut du temps pour circuler de partout, et cela nécessite de changer à plusieurs fois de point de vue.

Ce temps, c’est un présent, un cadeau, une expérience ou la philosophie et la spiritualité dialoguent avec l’actualité et simultanément avec la conscience de chacun.

«Est-ce que la vision

crée la pensée ?

Est-ce que la pensée

crée la vision ?»

P. Picasso estimait que «Si l’on sait exactement ce qu’on va faire, à quoi bon le faire ?»

F. Bacon disait qu’ «imaginer des scènes extraordinaires, n’est pas intéressant du point de vue de la peinture, et que ça ne mène à rien. Que l’imagination véritable est construite par l’imagination technique… Qu’il faut donc peindre et voir venir l’œuvre dans l’ouvrage et non l’imaginer par avance».