Dégrossir la matière, l’évider pour ne laisser apparaître que formes sculptural m’occupais.

Pourtant lorsqu’il m’étais donné d’exposer, je réalisais que j’appréciais jouer avec l’espace impartit. Que j’aimais chercher points de vues, manières d’exposer pouvant mettre en valeur l’ouvrage.

Jardinais-je alors avec autre chose que des plantes ? Ou, que ce que ma pratique en jardin transpirait dans mes montages d’exposition ?

Qu’importe.

Je prenais plaisir et là était l’essentiel.

Jouer avec la matière pour créer des mondes était occupation favorite étant enfant.

L’avoir oublié, puis reprise inconsidérément m’a incité à aller bien plus loin qu’exposer.

Oser me défier, me mettre à créer hors de l’atelier.

Emporter le minimum, faire avec ce qu’on a sous la main.

Trouver des solutions.

S’adapter.

Comprendre les contraintes environnementales et celles des matériaux, les dépasser.

Pas facile toujours, j’ai faillis y laisser ma chemise, et rendre alors mon tablier, si, je n’avais su lâcher prise et alors trouver LA solution.

Celle qui fasse que cela marche.

Celle qui permet d’aller bien plus loin qu’escompté.

Celle qui conforte le sentiment d’être bon créatif.

Celle qui incite à continuer à se dépasser.

A oser aller toujours plus loin, même si là, on décide pourtant de prendre un tournant.

Pas par peur, mais bien parce que c’est ce qui est devenu essentiel, primordial de le révéler avec la peinture.

Le reste n’était qu’exercice, qu’apprentissage ayant permis de savoir se fier à « ce qui vient ».

Toutefois la peinture se limitant à un cadre, aussi grand puisse-t-il être,

Je me mît à dépasser les cadres, et créer des installations peinture qui englobent tout l’espace 🙂